L’Anarchiste ne se résume pas. Ce sont 97 poèmes, 97 cris de détresse. Poésie noire ? Plutôt sombre.
Poésie de la crasse et du pou dans la tradition des maudits (Genet, Lautréamont, Artaud...).
L’Anarchiste est une oeuvre qui dérange assurément. Suivez, toutefois, l’avertissement de l’auteur et gardez
pour vous vos jugements. Laissez-vous porter au travers des méandres glauques des bas-fonds, vous trouverez
quelques perles dans la merde de cet ego surdimensionné. Vous serez frappé par l’omniprésence (ou
l’absence) de Dieu. Roulez-vous avec délectation dans la pourriture et le vomi de ce maudit. Abreuvez-vous
de ses crachats et nourrissez-vous de ses déjections et de son mépris.
Le laid peut devenir beau, l’inversement des valeurs est une valeur à part entière. Aimer ou détester la vie se
comprend de toute façon lorsque l’on a connu les deux. La Haine se nourrit d’Amour et inversement.
Que l’on aime ou pas l’Anarchiste, ça n’a pas d’importance : L’important c’est le verbe qui marque, qui
brûle, qui encule, qui peut heurter, qui méprise les règles. C’est un coup de poing, on aime ou on déteste, il n’y
a pas de milieu.
|
|
|